Form time – nouvelle catégorie

En Angleterre, chaque jour il y a ce qu’on appelle « form time », ce qui peut-être grossièrement comparé à du temps passé avec un-e professeur-e principal-e (en France).

Ce qui se passe durant form time varie d’une école à une autre. Ainsi, dans l’école où j’étais avant, c’était un moment où on travaillait tous sur un thème comme la violence à l’arme blanche ou l’environnement, ou bien on lisait un livre tous ensemble. Dans mon école actuelle, c’est lecture indépendante tous les jours, sauf le mercredi où on fait des maths ; avec parfois des messages particuliers comme une vidéo sur l’autisme ou des annonces de l’école.

Dans mon école actuelle, form time est à la fin de la journée. (C’est plus traditionnellement le matin, avant les cours.) A cause de cela, j’ai remarqué qu’une partie des élèves avaient des difficultés à se concentrer sur leur livre. Pour que form time soit plus mis à profit, j’ai décidé de faire certaines activités en rapport avec l’apprentissage du français, de temps en temps.

C’est donc ce que je vais partager avec vous dans cette nouvelle catégorie.

Sauf indiqué autrement, ces activités sont prévues pour 15-20min (durée du form time) ; mais vous pouvez sans problème les intégrer dans un cours plus long. Mon groupe est un groupe de year 7, soit l’équivalent des sixièmes en France (10-11 ans). Certaines activités pourraient paraître enfantines, il faudra donc adapter en fonction de votre public.

Je posterai très prochainement les activités que j’ai déjà faites, comme sur la Francophonie (20 mars), Poisson d’Avril, et Pâques.

à très bientôt !

Quelques remerciements

Bonjour à tous !

Un petit article rapide pour vous donner quelques nouvelles, et pour vous remercier.

J’ai eu l’immense surprise et joie de voir que malgré le manque de nouveautés sur ce site, vous continuez à le visiter. Certain-e-s laissent même des commentaires, voire me font des dons Paypal (merci à toi, Céleste R., pour ton gentil don et surtout message d’il y a quelques mois).

Le site a dépassé les 20 000 visites en moins d’un an d’existence. Combiné à mon ancien site plansdecoursfles, cela représente 47 000 visites en trois ans. Vous êtes incroyables.

J’ai aussi eu la belle surprise de voir que plusieurs de mes articles sont référencés sur le site lepointdufle. C’est un grand plaisir et surtout une fierté de voir mon nom affiché ainsi, et mon travail reconnu, par elleux, par d’autres sites et personnes qui partagent, et bien sûr par vous.

Je suis actuellement en formation en Angleterre, pour devenir enseignante de langues là-bas. Le travail y est très prenant, d’où mon manque de mises à jour, mais je ne vous oublie pas.

Je vous remercie du fond du cœur pour vos visites et votre soutien. Je n’abandonne pas ce site, loin de là, il continuera d’exister et de temps en temps je le mettrai à jour, dès que j’aurai un peu de temps.

N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou à utiliser le formulaire de contact dans le menu si vous souhaitez me parler.

Encore merci et j’espère à bientôt,

Léa Sicard

Poisson d’avril !

Une petite « fête » à laquelle on ne pense pas forcément, mais que les petit-e-s Français-e-s aiment ! Pour celleux qui ne connaissent pas, il s’agit du jour où on s’amuse à faire des petites blagues. A l’école, on se contente souvent de coller un poisson dans le dos de quelqu’un, le plus discrètement possible. En grandissant, on peut faire d’autres petites blagues. Sur les sites d’information aussi, il y a des blagues : déjà qu’il faut se méfier des informations sur internet, le 1er avril, il ne faut croire personne, pareil à la télévision et à la radio ! Ce sont néanmoins surtout les enfants / adolescents qui font des blagues, ce n’est pas très répandu chez les adultes. Lorsque la blague est réussie / terminée, on s’exclame « poisson d’avril ! ». 

L’origine du poisson d’avril n’est pas certaine. Certains disent que c’est lié à l’ancien calendrier qui mettait le 1er avril comme 1er jour de l’année donc jour de célébration ; avec le nouveau calendrier le 1er avril est devenu une journée de fausse célébration. D’autres disent que c’est en rapport avec la saison de la pêche. Bref, rien n’est certain.

Il existe des équivalents dans de nombreux pays : Angleterre (April’s fool), Espagne et Amérique du sud (día de los santos inocentes), Japon, Allemagne (Aprilscherz), Danemark, Russie, Italie…

Images d’anticipation envisageables : x, x, x,

Vous trouverez plein d’images et activités sur Pinterest : Lire la suite Poisson d’avril !

Les drôles de bruits que font les Français-e-s

Ce post s’est largement inspiré de cet article de Oui in France, je vous conseille d’aller le lire ! En tant qu’enseignant-e-s, nous connaissons tous les « chunks« , c’est-à-dire ces groupements de mots figés en expressions qui n’ont qu’un seul sens (ex : voilà ; c’est ça ; c’est pas vrai ?! ; bonne chance ; tout à fait). Ce sont ces bouts de phrase qui vont permettre aux apprenant-e-s d’avoir des conversations plus naturelles, plus proches des natifs-ives.

Il y a cependant un autre élément, trop souvent mis de côté en cours de langue, qui participe grandement à la compréhension des dialogues et à leur participation : les bruits que l’on fait.

L’article mentionné au début est une petite mine d’or : elle tente d’expliquer des bruits que les Français-e-s font pour s’exprimer et qui peuvent remplacer des phrases, dans quelles situations ils sont utilisés et leur signification. Il y a même des documents audios ! Ainsi on retrouve :

  • « the fast gasp »
  • « mmm mmm » Note personnelle : très utilisé dans les conversations pour signifier à l’autre qu’on l’écoute
  • « raspberries » Précision car ce n’est pas indiqué : cela signifie « je ne sais pas », on le fait généralement avec les sourcils levés et un haussement d’épaules)
  • « the fast air suck in » Je n’ai jamais remarqué cela, et je ne vois pas ce que cela signifie
  • « the growl » Très utilisé dans mon entourage !
  • « tak » Très peu entendu dans mon entourage, et plutôt dans un contexte où on tranche une situation, on décide quelque chose, avec un mouvement de main qui « tranche » verticalement, mais c’est très rare
  • « hop ». Aussi « (et) hop là » ou « allez hop ».
  • « hein » Compliqué celui-là… Oui, ça peut être une façon familière de dire « je n’ai pas compris », mais aussi pour exprimer son étonnement / incrédulité. Il peut aussi être à la fin d’une phrase, un peu pour dire que c’est comme ça et c’est tout.

 

Je trouve néanmoins que l’autrice de l’article a oublié certains bruits importants, comme : Lire la suite Les drôles de bruits que font les Français-e-s

Les groupes rythmiques en français

Le français se distingue de nombreuses langues de par le fait qu’il se prononce avec des groupes rythmiques (GR) dont la dernière syllabe est accentuée. Alors qu’en anglais, par exemple, des syllabes sont accentuées selon les classes de mots. Cela rend la compréhension orale du français difficile, mais il faut que les apprenant-e-s en aient conscience pour mieux appréhender le sens des documents audios et pour parler de façon plus naturelle.

Un GR se compose généralement d’un sujet + verbe + complément, mais cela peut varier selon beaucoup d’éléments. C’est avec une exposition et un entraînement réguliers que les apprenant-e-s s’amélioreront.

 


Vous trouverez plus bas un plan de cours B1 B2+.

Pour les niveaux plus faibles, vous pouvez utiliser les exercices de podcastfrancaisfacile. Rien de bien passionnant, mais c’est de la pratique.

Voici un plan de cours de FLE-PhilippeMijon fondé sur la chanson « Respire » de Mickey 3D.

 


B1 B2+. Le plan de cours ci-dessous provient de « Enseigner le FLE – pratiques de classe », Desmons et al., 2008. (Extrait.) Tout n’a pas été retranscrit ET J’AI FAIT DES MODIFICATIONS.

1/ Première lecture
Consigne orale : « essayez de lire ces groupes de mots en posant une accentuation montante sur la dernière syllabe de chaque groupe. »

"Il était six / heures du soir le / vendredi dix / mai 1968 quand / on a frappé à ma / porte c'était mon / ami Loïc étudiant à / la Sorbonne comme / moi."

2/ Réflexion, travail en groupes
Consigne orale : « que remarquez-vous ? Est-ce que vous avez compris ce que vous venez de lire ? » Demander alors aux apprenants de se mettre en groupes de eux et de former des GR porteurs de sens.

Cela donnera par exemple : "Il était six heures du soir / le vendredi 10 mai 1968 / quand on a frappé à ma porte / c'était mon ami Loïc / étudiant à la Sorbonne / comme moi."

3/ Élargissement des GR

Demander aux apprenants d’élargir les groupes rythmiques encore plus, ce qui complique le niveau de l’exercice puisqu’ils devront lire ces grands groupes toujours en respectant les enchaînements, l’articulation, et l’intonation.

Ex : "Il était 6 heures du soir le vendredi 10 mai 1968 / quand on a frappé à ma porte / c'était mon ami Loïc / étudiant à la Sorbonne comme moi."

4/ Application

Leur donner la suite du texte, en deux versions pour chaque groupe. Il faut qu’iels trouvent GR – en petits et en grands (d’où les deux versions).

"A 7 heures et demie le cortège s'est formé et on a commencé à descendre le boulevard Arago nous voulions passer devant la prison de la Santé."
Petits GR :"A 7 heures et demie / le cortège s'est for / et on a commen / à descendre le boulevard Arago / nous voulions passer / devant la prison de la San."
Grands GR :"A 7 heures et demie le cortège s'est for / et on a commencé à descendre le boulevard Arago / nous voulions passer devant la prison de la San."

Le fait qu’il y ait deux découpages possibles (entre autres !) montre bien que les GR sont formés selon de nombreux éléments (sens, rapidité du débit, intention du locuteur, niveau d’élocution, expressivité…).

 


Pour continuer dans la lancée…

… il pourrait être intéressant de parler de la ponctuation française, notamment de faire l’activité du site apprendre présentée en début de l’article sur ce lien.

Pour les enseignant-e-s : un article de AuSonDuFle sur le rythme parolier ainsi qu’un autre de T’enseignes-tu sur le groupe rythmique.

+ tout ce que PointDuFle a à proposer en rapport avec la phonétique.

A-level : Mériter d’être français

Ce plan de cours est à intégrer dans le module « immigration » (intégration, racisme) – pour cela je vous invite à lire un autre article vous donnant plusieurs pistes d’exploitation. Vous pouvez également jeter un œil à la liste des ressources que j’ai réunies.


1/ Tout d’abord, vous pourriez parler de la galère administrative des sans-papiers, comme avec cet article du Monde. Attention cependant, le vocabulaire est difficile. Une autre manière plus facile et surtout humoristique serait de leur montrer la vidéo « j’avais pas mes papiers » (3min28) Bien sûr que les apprenant-e-s ne comprendront pas tout ce qui est dit, mais il y a toujours possibilité de leur passer la transcription ; et la vidéo parle plutôt d’elle-même. On peut alors poser des questions sur la durée d’attente (10 ans + des heures passées dans les bureaux + 6 mois), l’argent dépensé… ainsi que sur l’ironie vers la fin, lorsqu’on dit à l’homme qu’il devra faire sa journée d’intégration, alors qu’il est en France depuis plus de 10 ans.


2/ Parler du temps d’attente et des difficultés pour avoir ses papiers nous amène alors à parler de Mamoudou Gassama. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez probablement vu cette fameuse vidéo où il grimpe 4 étages à mains nues pour aller sauver un très jeune enfant suspendu à un balcon.

Libre à vous d’utiliser un article du Monde, une vidéo de Brut facile à comprendre, ou une vidéo France24 plus difficile. Personnellement j’utiliserais la vidéo de Brut (même si la musique est un peu ridicule) car je veux aller vers la discussion, le débat, cela évite de passer beaucoup de temps sur la compréhension. (Si cela n’a pas déjà été fait auparavant, il faudra expliquer le terme « naturalisé ».)

Le document nous amène donc à la question du mérite. Cet homme a accompli un geste héroïque, c’est certain, et pour cela il devait être félicité et remercié. Grâce ce geste, il a obtenu la naturalisation. Est-ce une bonne chose d’attribuer la nationalité à une personne qui a accompli quelque chose de particulier ? Est-elle plus méritante que la personne qui n’a pas fait ça (ou du moins, que personne n’a filmé en train de faire) ? Les immigré-e-s doivent-iels prouver qu’iels sont dignes d’avoir la nationalité française ?

Je vous encourage alors à montrer l’illustration de Xavier Goce « Hourra ! pour le héros », réalisé justement pour cet événement. Nous qui avons déjà la nationalité, qu’avons-nous fait pour la mériter ? Nous sommes né-e-s ici / nos parents sont nés ici ? Donc par pure chance, nous avons plus de droits que les immigré-e-s ?

L’argument de « on ne peut pas accueillir tout le monde ! » sortira probablement, et, dans ce cas, je vous invite à utiliser le sous-plan de cours 2 de cet article.

 


Lien vers les ressources.

Je vous invite à aller faire un tour sur le bloglemonde de Xavier Gorce, où vous trouverez d’autres illustrations intéressants telles que celle-ci et celle-ci, qui pourraient être utiles pour un cours sur l’environnement.

L’impératif

L’impératif est très souvent étudié au moyen des directions ou des recettes.

Au lieu de prendre une recette au hasard, autant prendre une recette d’un plat typique français / francophone ! On pourrait même envisager d’étudier une recette de galette des rois, afin de pouvoir parler de cette fête. C’est une tradition dont on oublie souvent de parler, pourtant très importante en France ! L’image « pizza : mode d’emploi » pourrait alors servir de document déclencheur, tout en humour. Et les apprenant.e.s pourraient présenter des recettes de leur pays ou d’autres recettes françaises / francophones.

Pour les directions, pourquoi ne pas utiliser de vraies cartes de villes françaises / francophones ? Et les apprenant.e.s devront jouer à la personne qui est perdue et à celle qui guide. Ou mettre des objets un peu partout dans la salle de cours, une personne guide l’autre uniquement via des instructions pour lui dire où aller jusqu’à un ou plusieurs objets.

Voici ce que j’envisage de faire : Lire la suite L’impératif

La météo (A2)

Ce cours a été rédigé dans le cadre d’un devoir pour mon master à Nanterre.


Lien pour télécharger les documents mentionnés.

Objectifs

  • pragmatique : comprendre un bulletin météo, dire la météo

  • linguistique : utiliser le lexique de la météo

  • socioculturel : découvrir une expression française, découvrir un bulletin météo français, découvrir un jeu souvent utilisé en France

Compétences visées : compréhension orale, production orale

Profil du public : tout public tant qu’il est joueur

Prérequis : avoir vu les points cardinaux, « il y a »

Matériel :

  • vidéoprojecteur avec son

  • imprimer les activités d’appariement (étape 2), les cartes memory (étape 2), et les cartes météo (étape 4)

Documents :

Remarque: c’est le sujet parfait pour aborder le futur « il fera », « il y aura ». Si cela a déjà été fait, alors ce cours permettra de réactiver les connaissances.


ETAPE 1 : anticipation

Afficher l’image « pluie_de_corde » au tableau. De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Alors, à votre avis, on va parler de quoi aujourd’hui ?


ETAPE 2 : bulletin météo (authentique)

Montrer le bulletin météo, sauf de 0:04 à 0:51 car trop d’informations non pertinentes pour ce cours. C’est quel pays ? De quoi s’agit-il ? A quoi ça sert ? Lire la suite La météo (A2)

Quid des personnes dérogeant au système de genre binaire en français ? (genderqueer)

(Ceci n’est pas un plan de cours, mais une réflexion.)

Voici un lien qui pourra vous aider à comprendre les termes utilisés dans cet article.

Lorsqu’il s’agit de personnes exprimant le genre opposé de leur sexe assigné à la naissance (comme les personnes trans binaires), c’est facile : il suffit de suivre le genre qu’elles expriment. La première chose à faire est donc de leur demander comment elles s’identifient, et comment on s’adresse à elles dans leur(s) langue(s).  Lire la suite Quid des personnes dérogeant au système de genre binaire en français ? (genderqueer)

Prépositions de lieu

Vous trouverez sans grande difficulté des exercices sur les prépositions de lieu en faisant une rapide recherche. Je ne vais donc pas en rajouter.

Mais au cas où vous ne les connaîtriez pas encore, je voulais vous présenter deux jeux très sympathiques pour travailler cette notion : Lire la suite Prépositions de lieu