Le festival de Cannes

Je me suis dit qu’il était enfin temps que j’aie un article à ce sujet !

Sur le lien de téléchargement, vous trouverez une fiche d’activité que les apprenant-es peuvent faire de façon indépendante, si vous enseignez à des apprenant-es anglais-es. Si vous n’enseignez pas à des anglophones, il y a quand même des éléments que vous pourriez utiliser. Je vous encourage donc à aller éplucher ce document.

A part ça, il existe tout un tas d’activités disponibles. En voici une petite sélection : Lire la suite Le festival de Cannes

La fête du croissant – Québec

Cette année, la fête du croissant a eu lieu le 25 avril*. En 2021, ce sera le 1er mai.

Mais c’est quoi, la fête du croissant ?


La première fête du croissant a eu lieu en 2011. « C’est une célébration conviviale et gourmande qui rend hommage au savoir-faire des artisans et qui remercient leur clientèle » (source).

Pour cette fête, les artisans boulangers font des croissants roulés à la main, frais du matin, et vendu à 1$ (dollar canadien). Ce n’est pas n’importe quelle boulangerie qui peut participer : elle doit avoir le logo « la fête du croissant » de l’année en cours, garant de qualité et du respect des conditions de production.

Le site officiel de la fête du croissant est parfait pour trouver toutes les informations importantes : présentation, histoire, et même recette de croissant !

Pour faire un cours sur le sujet, je vous propose donc :

Lire la suite La fête du croissant – Québec

La fête des voisins

La fin du mois de mai approche, il est temps de parler de la fête des voisin-e-s en classe de FLE ! Cet événement, aussi appelé Immeubles en Fête, a en effet lieu le dernier vendredi du mois de mai. D’abord française, cette coutume s’est répandue en Belgique puis dans d’autres villes européennes jusqu’à ce qu’elle devienne la journée européenne de la fête des voisins. C’est même fêté dans certains pays comme le Canada ou la Turquie !

Ce plan de cours se veut culturel et relaxant, amusant.


 

Pour élément déclencheur, mettre une image où on voit des gens et des bâtiments, comme x ou x etc. (trouvées en cherchant « fête des voisins » sur google images) Poser des questions sur le physique des gens, s’iels ont l’air d’être de la même famille ou non, où iels sont, à quel événement… Leur laisser faire des suppositions, puis mettre une des vidéos suivantes :

Demander s’iels connaissent le mot « voisin », et sinon expliquer ce que c’est, poser des questions sur la vidéo selon votre choix, redemander de quel événement il s’agit, et si les apprenant-e-s ont quelque chose de similaire dans leur pays.

Si les apprenant-e-s sont débutant-e-s, iels peuvent créer une affiche pour une fête des voisin-e-s, avec celle-ci comme exemple.

Si vous êtes proche de la fin d’année, pourquoi ne pas faire une prétendue fête des voisin-e-s où les apprenant-e-s ramènent à manger (des plats francophones ou au contraire des plats de chez eux-elles) et discutent, font des jeux ?

  • Un jeu de logique comme celui des maisons où il faut retrouver où habite chaque habitant-e (exemple – remplacer les nationalités / métiers par des noms d’apprenant-e-s. Autre exemple).
  • Des énigmes, comme un-e voisin-e qui a fait quelque chose d’illégal et il faut retrouver qui ! Certain-e-s apprenant-e-s sont des suspect-e-s tandis que d’autres enquêtent. Pour vous inspirer, voyez ceci (vraiment bien!) ou ceci. Faîtes-les se lever pour aller parler aux suspect-e-s !
  • Voyez aussi ici l’énigme numéro 2, rigolote et courte, accessible à tou-te-s.
  • Jeu de sketchs à jouer devant la classe, où un-e voisin-e a un problème avec un-e voisin-e, il faut régler le problème (ou pas !). Gardez ça court et drôle si possible, il ne faut pas que ça devienne une corvée.

Sinon, il y a toujours possibilité de faire des jeux de grammaire et autres.

 


Les images et vidéos sont disponibles au téléchargement sur ce lien  – sauf les jeux de logique, pour ceux-là, merci d’aller directement sur les liens indiqués dans l’article.

 

 

Poisson d’avril !

Une petite « fête » à laquelle on ne pense pas forcément, mais que les petit-e-s Français-e-s aiment ! Pour celleux qui ne connaissent pas, il s’agit du jour où on s’amuse à faire des petites blagues. A l’école, on se contente souvent de coller un poisson dans le dos de quelqu’un, le plus discrètement possible. En grandissant, on peut faire d’autres petites blagues. Sur les sites d’information aussi, il y a des blagues : déjà qu’il faut se méfier des informations sur internet, le 1er avril, il ne faut croire personne, pareil à la télévision et à la radio ! Ce sont néanmoins surtout les enfants / adolescents qui font des blagues, ce n’est pas très répandu chez les adultes. Lorsque la blague est réussie / terminée, on s’exclame « poisson d’avril ! ». 

L’origine du poisson d’avril n’est pas certaine. Certains disent que c’est lié à l’ancien calendrier qui mettait le 1er avril comme 1er jour de l’année donc jour de célébration ; avec le nouveau calendrier le 1er avril est devenu une journée de fausse célébration. D’autres disent que c’est en rapport avec la saison de la pêche. Bref, rien n’est certain.

Il existe des équivalents dans de nombreux pays : Angleterre (April’s fool), Espagne et Amérique du sud (día de los santos inocentes), Japon, Allemagne (Aprilscherz), Danemark, Russie, Italie…

Images d’anticipation envisageables : x, x, x,

Vous trouverez plein d’images et activités sur Pinterest : Lire la suite Poisson d’avril !

Les groupes rythmiques en français

Le français se distingue de nombreuses langues de par le fait qu’il se prononce avec des groupes rythmiques (GR) dont la dernière syllabe est accentuée. Alors qu’en anglais, par exemple, des syllabes sont accentuées selon les classes de mots. Cela rend la compréhension orale du français difficile, mais il faut que les apprenant-e-s en aient conscience pour mieux appréhender le sens des documents audios et pour parler de façon plus naturelle.

Un GR se compose généralement d’un sujet + verbe + complément, mais cela peut varier selon beaucoup d’éléments. C’est avec une exposition et un entraînement réguliers que les apprenant-e-s s’amélioreront.

 


Vous trouverez plus bas un plan de cours B1 B2+.

Pour les niveaux plus faibles, vous pouvez utiliser les exercices de podcastfrancaisfacile. Rien de bien passionnant, mais c’est de la pratique.

Voici un plan de cours de FLE-PhilippeMijon fondé sur la chanson « Respire » de Mickey 3D.

 


B1 B2+. Le plan de cours ci-dessous provient de « Enseigner le FLE – pratiques de classe », Desmons et al., 2008. (Extrait.) Tout n’a pas été retranscrit ET J’AI FAIT DES MODIFICATIONS.

1/ Première lecture
Consigne orale : « essayez de lire ces groupes de mots en posant une accentuation montante sur la dernière syllabe de chaque groupe. »

"Il était six / heures du soir le / vendredi dix / mai 1968 quand / on a frappé à ma / porte c'était mon / ami Loïc étudiant à / la Sorbonne comme / moi."

2/ Réflexion, travail en groupes
Consigne orale : « que remarquez-vous ? Est-ce que vous avez compris ce que vous venez de lire ? » Demander alors aux apprenants de se mettre en groupes de eux et de former des GR porteurs de sens.

Cela donnera par exemple : "Il était six heures du soir / le vendredi 10 mai 1968 / quand on a frappé à ma porte / c'était mon ami Loïc / étudiant à la Sorbonne / comme moi."

3/ Élargissement des GR

Demander aux apprenants d’élargir les groupes rythmiques encore plus, ce qui complique le niveau de l’exercice puisqu’ils devront lire ces grands groupes toujours en respectant les enchaînements, l’articulation, et l’intonation.

Ex : "Il était 6 heures du soir le vendredi 10 mai 1968 / quand on a frappé à ma porte / c'était mon ami Loïc / étudiant à la Sorbonne comme moi."

4/ Application

Leur donner la suite du texte, en deux versions pour chaque groupe. Il faut qu’iels trouvent GR – en petits et en grands (d’où les deux versions).

"A 7 heures et demie le cortège s'est formé et on a commencé à descendre le boulevard Arago nous voulions passer devant la prison de la Santé."
Petits GR :"A 7 heures et demie / le cortège s'est for / et on a commen / à descendre le boulevard Arago / nous voulions passer / devant la prison de la San."
Grands GR :"A 7 heures et demie le cortège s'est for / et on a commencé à descendre le boulevard Arago / nous voulions passer devant la prison de la San."

Le fait qu’il y ait deux découpages possibles (entre autres !) montre bien que les GR sont formés selon de nombreux éléments (sens, rapidité du débit, intention du locuteur, niveau d’élocution, expressivité…).

 


Pour continuer dans la lancée…

… il pourrait être intéressant de parler de la ponctuation française, notamment de faire l’activité du site apprendre présentée en début de l’article sur ce lien.

Pour les enseignant-e-s : un article de AuSonDuFle sur le rythme parolier ainsi qu’un autre de T’enseignes-tu sur le groupe rythmique.

+ tout ce que PointDuFle a à proposer en rapport avec la phonétique.

A-level : Mériter d’être français

Ce plan de cours est à intégrer dans le module « immigration » (intégration, racisme) – pour cela je vous invite à lire un autre article vous donnant plusieurs pistes d’exploitation. Vous pouvez également jeter un œil à la liste des ressources que j’ai réunies.


1/ Tout d’abord, vous pourriez parler de la galère administrative des sans-papiers, comme avec cet article du Monde. Attention cependant, le vocabulaire est difficile. Une autre manière plus facile et surtout humoristique serait de leur montrer la vidéo « j’avais pas mes papiers » (3min28) Bien sûr que les apprenant-e-s ne comprendront pas tout ce qui est dit, mais il y a toujours possibilité de leur passer la transcription ; et la vidéo parle plutôt d’elle-même. On peut alors poser des questions sur la durée d’attente (10 ans + des heures passées dans les bureaux + 6 mois), l’argent dépensé… ainsi que sur l’ironie vers la fin, lorsqu’on dit à l’homme qu’il devra faire sa journée d’intégration, alors qu’il est en France depuis plus de 10 ans.


2/ Parler du temps d’attente et des difficultés pour avoir ses papiers nous amène alors à parler de Mamoudou Gassama. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez probablement vu cette fameuse vidéo où il grimpe 4 étages à mains nues pour aller sauver un très jeune enfant suspendu à un balcon.

Libre à vous d’utiliser un article du Monde, une vidéo de Brut facile à comprendre, ou une vidéo France24 plus difficile. Personnellement j’utiliserais la vidéo de Brut (même si la musique est un peu ridicule) car je veux aller vers la discussion, le débat, cela évite de passer beaucoup de temps sur la compréhension. (Si cela n’a pas déjà été fait auparavant, il faudra expliquer le terme « naturalisé ».)

Le document nous amène donc à la question du mérite. Cet homme a accompli un geste héroïque, c’est certain, et pour cela il devait être félicité et remercié. Grâce ce geste, il a obtenu la naturalisation. Est-ce une bonne chose d’attribuer la nationalité à une personne qui a accompli quelque chose de particulier ? Est-elle plus méritante que la personne qui n’a pas fait ça (ou du moins, que personne n’a filmé en train de faire) ? Les immigré-e-s doivent-iels prouver qu’iels sont dignes d’avoir la nationalité française ?

Je vous encourage alors à montrer l’illustration de Xavier Goce « Hourra ! pour le héros », réalisé justement pour cet événement. Nous qui avons déjà la nationalité, qu’avons-nous fait pour la mériter ? Nous sommes né-e-s ici / nos parents sont nés ici ? Donc par pure chance, nous avons plus de droits que les immigré-e-s ?

L’argument de « on ne peut pas accueillir tout le monde ! » sortira probablement, et, dans ce cas, je vous invite à utiliser le sous-plan de cours 2 de cet article.

 


Lien vers les ressources.

Je vous invite à aller faire un tour sur le bloglemonde de Xavier Gorce, où vous trouverez d’autres illustrations intéressants telles que celle-ci et celle-ci, qui pourraient être utiles pour un cours sur l’environnement.

L’impératif

L’impératif est très souvent étudié au moyen des directions ou des recettes.

Au lieu de prendre une recette au hasard, autant prendre une recette d’un plat typique français / francophone ! On pourrait même envisager d’étudier une recette de galette des rois, afin de pouvoir parler de cette fête. C’est une tradition dont on oublie souvent de parler, pourtant très importante en France ! L’image « pizza : mode d’emploi » pourrait alors servir de document déclencheur, tout en humour. Et les apprenant.e.s pourraient présenter des recettes de leur pays ou d’autres recettes françaises / francophones.

Pour les directions, pourquoi ne pas utiliser de vraies cartes de villes françaises / francophones ? Et les apprenant.e.s devront jouer à la personne qui est perdue et à celle qui guide. Ou mettre des objets un peu partout dans la salle de cours, une personne guide l’autre uniquement via des instructions pour lui dire où aller jusqu’à un ou plusieurs objets.

Voici ce que j’envisage de faire : Lire la suite L’impératif

La météo (A2)

Ce cours a été rédigé dans le cadre d’un devoir pour mon master à Nanterre.


Lien pour télécharger les documents mentionnés.

Objectifs

  • pragmatique : comprendre un bulletin météo, dire la météo

  • linguistique : utiliser le lexique de la météo

  • socioculturel : découvrir une expression française, découvrir un bulletin météo français, découvrir un jeu souvent utilisé en France

Compétences visées : compréhension orale, production orale

Profil du public : tout public tant qu’il est joueur

Prérequis : avoir vu les points cardinaux, « il y a »

Matériel :

  • vidéoprojecteur avec son

  • imprimer les activités d’appariement (étape 2), les cartes memory (étape 2), et les cartes météo (étape 4)

Documents :

Remarque: c’est le sujet parfait pour aborder le futur « il fera », « il y aura ». Si cela a déjà été fait, alors ce cours permettra de réactiver les connaissances.


ETAPE 1 : anticipation

Afficher l’image « pluie_de_corde » au tableau. De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Alors, à votre avis, on va parler de quoi aujourd’hui ?


ETAPE 2 : bulletin météo (authentique)

Montrer le bulletin météo, sauf de 0:04 à 0:51 car trop d’informations non pertinentes pour ce cours. C’est quel pays ? De quoi s’agit-il ? A quoi ça sert ? Lire la suite La météo (A2)

La Francophonie – la francophonie

J’ai eu il y a là de cela des mois l’envie de construire tout un programme de cours autour de la Francophonie : les tous premiers cours, on « construirait » son passeport (pour parler du nom, âge, nationalité…) puis on embarquerait pour un pays de la Francophonie… On étudierait la linguistique correspondante au programme, en prenant des documents authentiques de ces pays, tout en construisant une forte culture.

Cela est bien beau, mais je réalise que cela demanderait un travail titanesque. Je ne considère pas avoir pour l’instant les connaissances et organisation pour un tel travail. Mais peut-être un jour… 🙂

En attendant, faisons un tour des fiches pédagogiques déjà disponibles !

 

Plans de cours

De notre côté, avec des camarades, nous avons mis au point un plan de cours socioculturel vraiment simple. D’abord, en montrant une carte de la Francophonie au tableau, on fait un brainstorming sur ce que c’est, qu’est-ce que ça représente selon eux, qu’est-ce qu’un francophone… Puis on utilise le merveilleux jeu des 26 familles de la Francophonie de MondoLinguo en équipe : à chaque fois qu’un-e joueur-euse réunit une famille, il-elle va au tableau colorier le pays correspondant (sur une carte vierge) et écrit le nom du pays. Mise en commun à la fin via une carte vierge que chaque apprenant-e aura, puis on révise tous ensemble via un autre jeu : trouver le pays sur la carte, ou dire le nom du pays demandé.

Il serait tout à fait possible d’intégrer dans ce plan un objectif linguistique, par exemple les articles devant les pays. Cette carte de l’Afrique francophone pourrait servir d’exercice d’application, entre autres.

Alphabet français – épeler

1. Selon l’âge de vos apprenant-e-s, il est tout à fait envisageable de leur mettre la chanson de l’alphabet, avec si possible un visuel intéressant (les lettres affichées en même temps), par exemple avec cette vidéo.

2. Écrire les lettres au tableau. Pointer une lettre du doigt et les apprenant-e-s doivent la dire à haute voix. De plus en plus rapidement, pour que ça devienne un automatisme.

Également envisageable : partir d’un-e apprenant-e dans un coin de la salle. Iel commence par la première lettre de l’alphabet. La personne derrière ou à côté dit la seconde. Ainsi de suite, tout le monde donne sa lettre, pour que tout le monde passe. On recommence depuis le début s’il y a beaucoup d’apprenant-e-s. Puis l’enseignant-e pointe une personne au hasard qui continue, puis une autre, etc. pour que l’attention soit maintenue.

3. Version Originale (A1) propose de leur donner un dictionnaire, pour qu’iels cherchent trois mots qui sont importants pour elleux. Iels en épelleront au groupe (l’enseignant-e ou un-e apprenant-e peut écrire les mots au tableau).

4. Si vous venez de faire les prénoms et noms, vous pouvez tout à fait faire une petite activité là-dessus. Lire la suite Alphabet français – épeler