Les variations du français dans le monde

Si vous donnez des cours à des niveaux avancés, il pourrait être intéressant de se pencher sur la diversité de la langue française, en France comme dans le monde.
Ici, nous parlerons de la langue française dans le monde.


Lien vers article sur les variations de la langue française parlée en France.

La langue française dans le monde

Difficile de parler de langue française dans le monde sans parler de francophonie ! En suivant ce lien, vous verrez mon article sur le sujet.

Une des variantes phonétiques les plus flagrantes est celle du québécois (versus le français « de France »). Selon une vidéo de JeParleQuébécois, l’accent québécois vient de la façon dont parlait les Français-es à l’époque où iels ont colonisé ce qui est devenu le Québec. Suite à une défaite face aux Anglais-es, les Français-es sont reparti-es (XVI/XVII). Depuis, c’est surtout le français en France qui a évolué dans sa manière de prononcer (plus d’articulation, notamment). Bien que globalement similaires, les langues ont aussi évolué séparément au niveau du vocabulaire.
Si vous préférez une version écrite, Corsair Le Mag a rédigé un article sur le sujet. (Il est bon de souligner qu’on parle de « québécois » mais, comme en France et partout ailleurs, il existe des variances régionales.)
Si vous souhaitez faire découvrir le québécois à vos apprenant-es, voici quelques vidéos de natifs/natives : x (surtout de la phonétique), x (tournures de phrases), x (expressions).

En Belgique, on parle le français, l’allemand et le néerlandais, selon qu’on est du côté de la Wallonie ou de la Flandre. Chacune des deux parties de la Belgique a aussi ses dialectes. Il n’est donc pas étonnant qu’au contact de toutes ces langues, le français de Belgique ait évolué différemment de celui de France. L’exemple le plus cité est bien évidemment la prononciation des nombres (70 = septante au lieu de soixante-dix en France). (*) Néanmoins, la différence est surtout phonétique : on parlerait alors plutôt d’accent belge (même si certain-es disent qu’il s’agit en fait de l’accent bruxellois, parlé à la capitale). Parmi ces différences, il y a moins d’articulation et les voyelles sont plus longues (voire deviennent diphtongues) (*).
Exemples d’accent belge : x (différences de vocabulaire), x, x.

En Suisse, c’est un peu similaire, puisqu’on y parle le français, l’allemand, l’italien et le romanche. C’est la présence de l’allemand, plus forte que les autres (*), qui influence le français de là-bas, notamment au niveau du vocabulaire. Au niveau phonétique, certaines différences telles que le « r » roulé sont en disparition, tandis que d’autres persistent (phonèmes [a] et [â] différents en Suisse mais identiques en France) (*). En réalité, il existe plein d’accents suisses qui dépendent des régions.
Quelques liens : x (accents suisses), x (expressions suisses), x (présentation du pays).

On doit bien évidemment la présence du français dans certains pays d’Afrique comme d’Asie-Océanie à la colonisation.
De cette colonisation sont nées des langues françaises. Par exemple, en Côte d’Ivoire, où il y a le français standard notamment pour les élites et nécessaire à la réussite, et le français populaire parlé par la population non scolarisée. Comme ce français populaire est plus parlé qu’écrit, ce sont surtout des différences phonétiques qui existent. (*) (*)
Au Cameroun, la coexistence du français et de l’anglais comme langues officielles a mené à la création du Camfranglais / Francanglais par les jeunes, très différente du français puisqu’elle inclut de l’anglais et du camerounais.
Vidéo sur des accents surtout de pays africains (Ivoire, Gabon, Cameroun, Tunisie, Guinée, Sénégal), de Madagascar, du Québec, et de Paris (France). Attention, iels parlent tous de sujets différents, cela peut donc être difficile à suivre pour les apprenant-es.
Manalife TV a fait une vidéo où il imite différents accents de pays africains.
Un peu d’humour avec la vidéo de Samia Orosemane sur des accents maghrébins, avec aussi imitation de l’accent camerounais et ivoirien.

Alfoux a fait une courte BD sur le fait que dans certains pays où le français est parlé, celui-ci prend une certaine place (savoir, diplomatie…) qui ne reflète pas son utilisation courante (langue locale parlée avec famille et amis). Intéressant !

En Asie / Océanie, certains pays font officiellement partie de la Francophonie (Vietnam, Laos…). Dans ces pays, l’apprentissage du français est valorisé (*) mais l’on entend et voit peu le français être utilisé. C’est surtout en raison du multilinguisme et de l’ouverture économique de plus en plus grande de certains pays (Japon, Chine, Inde) que le français est valorisé, puisque c’est (après l’anglais) une langue utilisée dans le monde et valorisée dans cette partie du monde. (*)

 


 

Je sais, je n’ai pas parlé de nombreux pays et îles francophones. Je n’ai malheureusement pas les connaissances pour. D’ailleurs, la grande majorité des informations réunies ici proviennent de différents sites. Je ne fais que compiler ! Au final, je trouve qu’il n’y a pas beaucoup d’information sur le sujet en ligne. C’est bien dommage.
Si vous connaissez certaines particularités linguistiques, phonétiques etc., ou si vous souhaitez corriger quelque chose dans mon article, n’hésitez pas à en parler dans les commentaires !

 


Lien de téléchargement du dossier langue française dans le monde

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Les variations de la langue française en France

Si vous donnez des cours à des niveaux avancés, il pourrait être intéressant de se pencher sur la diversité de la langue française, en France comme dans le monde.
Ici, nous parlerons de la langue française « de France ».


La langue française « de France »

Je dis « de France » car je sais que ce que je vais mentionner est bel et bien utilisé en France. Il est possible que ce soit le cas également dans d’autres pays francophones, mais je ne sais pas.

Il existe différentes « versions » du français. Par exemple, nous avons le verlan, pour lequel j’ai déjà fait un article donc je ne reviendrai pas dessus. (J’ai entendu dire que le verlan était aussi utilisé en Suisse, mais j’ignore s’il est utilisé dans d’autres pays francophones.)

Ensuite, les disparités régionales, que ce soit de vocabulaire ou d’accent. Même s’il y a moins de variations d’accents en France que dans un pays tel que l’Angleterre, il existe tout de même des accents très reconnaissables pour un-e Français-e lambda. Lire la suite Les variations de la langue française en France

Quid des personnes dérogeant au système de genre binaire en français ? (genderqueer)

(Ceci n’est pas un plan de cours, mais une réflexion.)

Voici un lien qui pourra vous aider à comprendre les termes utilisés dans cet article.

Lorsqu’il s’agit de personnes exprimant le genre opposé de leur sexe assigné à la naissance (comme les personnes trans binaires), c’est facile : il suffit de suivre le genre qu’elles expriment. La première chose à faire est donc de leur demander comment elles s’identifient, et comment on s’adresse à elles dans leur(s) langue(s).  Lire la suite Quid des personnes dérogeant au système de genre binaire en français ? (genderqueer)

Alphabet français – épeler

1. Selon l’âge de vos apprenant-e-s, il est tout à fait envisageable de leur mettre la chanson de l’alphabet, avec si possible un visuel intéressant (les lettres affichées en même temps), par exemple avec cette vidéo.

2. Écrire les lettres au tableau. Pointer une lettre du doigt et les apprenant-e-s doivent la dire à haute voix. De plus en plus rapidement, pour que ça devienne un automatisme.

Également envisageable : partir d’un-e apprenant-e dans un coin de la salle. Iel commence par la première lettre de l’alphabet. La personne derrière ou à côté dit la seconde. Ainsi de suite, tout le monde donne sa lettre, pour que tout le monde passe. On recommence depuis le début s’il y a beaucoup d’apprenant-e-s. Puis l’enseignant-e pointe une personne au hasard qui continue, puis une autre, etc. pour que l’attention soit maintenue.

3. Version Originale (A1) propose de leur donner un dictionnaire, pour qu’iels cherchent trois mots qui sont importants pour elleux. Iels en épelleront au groupe (l’enseignant-e ou un-e apprenant-e peut écrire les mots au tableau).

4. Si vous venez de faire les prénoms et noms, vous pouvez tout à fait faire une petite activité là-dessus. Lire la suite Alphabet français – épeler

Ponctuation française

Si vous avez des apprenant-e-s qui n’utilisent pas la ponctuation dans leur langue maternelle ou très peu, alors ce plan de cours de apprendre pourrait vous être bien utile. Il utilise un petit texte inventé, ne contenant aucune ponctuation. Via les questions, on découvre l’importance de la ponctuation. Même chose pour une fiche de ISLcollective ainsi qu’une autre. Pour ces plans là, on pourrait utiliser cette image drôle comme document déclencheur.

Pour ma part, je m’intéresse aux différences entre ponctuation française et anglophone, comme le fait une partie des sites que j’ai consultés*. Je m’intéresse notamment à l’espacement avec les autres mots.

# On peut commencer par une image tout simple où il y a des signes de ponctuation française, comme celle-ci. Normalement, les apprenant-e-s devraient reconnaître, à part éventuellement les guillemets selon la littérature précédemment étudiée (ou non). On pourrait peut-être ensuite leur demander s’ielles savent comment se nomment ces signes. Ensuite :

Lire la suite Ponctuation française

L’écriture inclusive

Des mois après tout le monde, je m’intéresse au sujet. Je suis pour ma part en faveur de l’utilisation de l’écriture inclusive. J’essaye à présent d’y avoir recours dans mes articles, mais les habitudes ont du mal à changer. 


Plans de cours déjà disponibles sur d’autres sites :

Ces plans de cours sont très intéressants et vous aideront grandement si vous souhaitez aborder ce sujet en cours.

Voici ce que je vous propose, à un niveau minimum B1 je pense.


# On pourrait commencer en écrivant au tableau des exemples contenant des adjectifs, en ne mettant aucun accord. Demander aux apprenant-e-s de compléter, en explicitant quelle règle a été utilisée. Ainsi on pourrait avoir : Lire la suite L’écriture inclusive

Le verlan

Non vous ne rêvez pas, il s’agit bien d’un (petit) plan de cours sur le verlan ! 😉


Pour commencer, on peut afficher le dessin de Bella (? Beua ?) et demander aux apprenants : comprenez-vous ce qui est écrit ?

Puis on visionne la vidéo de Karambolage :

  • 0:00 – 0:52 : s’ils n’avaient pas compris ce qu’est le Verlan, maintenant ils devraient comprendre. Re-demandez-leur ce qu’il y a d’écrit sur l’image.
  • 0:52 – 1:26 : quelle est l’origine du verlan ?
  • 1:26 – 1:56 : puis qui se met à utiliser le verlan ? quand ? dans quel but ?
  • 3:07 – 3:28 : qui est la SNCF ? Pourquoi la SNCF a-t-elle utilisé le verlan ? Est-ce que ça a fonctionné ?
  • 1:56 – 2:38 : « exercice »: pouvez-vous traduire ces mots en verlan ? Et ceux-ci : teuf ? ap ? oim ? zicmu ? ziva ? c’est auch ? zarbi ? tromé ? téci ? reum ? keum ? reuf ? chanmé ? vénèr ? stromae ?
    Vous pourriez même mettre des apprenants en équipe pour les motiver à trouver les réponses. 🙂
  • Puis à eux de prendre des mots au hasard et d’essayer de les verlaniser !

 


Dans ce dossier prêt au téléchargement, vous trouverez les documents mentionnés.


Pour plus d’informations sur le verlan et autres codes du langage (javanais, louchébem, largonji), venez sur BonjourDuMonde !

Bescherelle Ta Mère ! – fautes de natifs

Bescherelle Ta Mère ! est un site qui recense les fautes d’orthographe ou de grammaire faites par des Français natifs et présentes dans des magasins, des livres, des tweets officiels…

Que faire de ça ? Eh bien, vous pouvez faire comme FleDesChamps et l’utiliser comme exercice de correction. Vous pouvez en projeter en classe, par exemple à la fin d’une leçon de grammaire, pour faire un bilan de façon un peu rigolote. Cela peut même devenir un petit rituel pour les apprenants !

Merci à Agito n°75 pour le lien.